actualites

jeune afrique

Le Monde.svg

 

 

lesdepechesdebrazzaville

cg

f mcddi

 journal mcddi

IMG 20160803 WA0012

IMG 20160803 WA0013

Vinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.x
"Le temps qui nous reste, nous devrons le consacrer à oeuvrer pour les fondements solides de la démocratie et de la paix au Congo" Bernard Bakana KOLELAS            "Homme de conviction, combattant de la liberté monsieur Bernard KOLELAS fut aussi un grand patriote" Denis SASSOU NGUESSO

Biographie

Passionné de culture, il est auteur de quatre ouvrages : L'Afrique d'aujourd'hui et la foi chrétienne, La Philosophie matswaniste et le pouvoir politique publié aux Éditions La Pensée universelle, Le Déchirement roman publié aux nouvelles éditions ivoiriennes, Les Épreuves initiatiques chez les Bantu essai publié aux éditions Menaibuc.

La diplomatie (1960-1963)

Proche de Fulbert Youlou, il adhère en 1958 à l'Union pour la défense des intérêts des Africains (UDDIA) et milite activement dans la jeunesse de ce parti.

En 1960, encouragé par l'un de ses professeurs, il participe à un concours organisé pour la carrière diplomatique par la Coopération française. Il est avec Charles David Ganao et Matthieu Wattoula, l'un des 3 congolais sélectionnés pour une formation de deux ans du ministère français des Affaires étrangères. Il effectue une année d'enseignement théorique au Quai d'Orsay et une année de pratique à l'ambassade de France à Bonn et au Consulat général de France à Hambourg. À son retour, il est nommé secrétaire général des Affaires étrangères, il a 28 ans.

Les menées subversives (1963-1977)

Après la chute de son mentor Youlou, en août 1963, il est nommé, en février 1964, ministre plénipotentiaire du gouvernement de la république du Congo à la réunion de l'OUA à Dar-es-Salam.

En août 1964, il est injustement accusé d'être impliqué dans l'affaire du trafic d'armes. Il se réfugie alors au Congo-Kinshassa.

En août 1968, à la faveur de l'amnistie générale décrétée par Marien Ngouabi après sa prise de pouvoir, il rentre à Brazzaville. Il est arrêté à sa descente d'avion et transféré à la maison d'arrêt de Brazzaville. Le tribunal le condamne à un mois de sursis pour usage de faux passeport. Il cassera le jugement et gagnera le procès. Il est réintégré dans la fonction publique et rejoint le ministère des Affaires étrangères.

En octobre 1969, il est arrêté à titre de témoin dans l'affaire du triple assassinat de Matsokota, Pouabou et Massoueme de février 1965. Le 7 novembre 1969, alors qu'il se trouvait à la prison centrale de Brazzaville, il est accusé d'être le principal organisateur d'un complot visant à renverser le régime dirigé par le président Marien Ngouabi. Il est exposé au stade Éboué avec ses compagnons d'infortune pris d'assaut par une foule compacte. Le président Marien Ngouabi refusera d'appliquer la sentence suprême prononcée par une cour martiale, il la fera commuer en prison à vie.

Le 31 mars 1970, il est transféré à la prison de Ouesso. En 1974, il est libéré à la suite d'une amnistie et mis en résidence surveillée à Etoumbi. En 1975, la mesure d'assignation à résidence est levée, il rejoint Brazzaville.

Les années d'épreuves (1977-1987)

Radié des effectifs de la fonction publique, il survit en exerçant de modestes activités commerciales.

Le 18 mars 1977, il fait partie des nombreuses personnalités recherchées après l'assassinat de Marien Ngouabi. Il se refugie alors chez les matsouanistes et échappe à l’arrestation.

Le 14 août 1978, accusé de préparer un coup d'État contre le Comité militaire du parti que dirige Joachim Yhombi-Opango, il est de nouveau arrêté en compagnie de Félix Mouzabakani, Patrice Mfina-Matsiona, Dieudonné Miakassissa, Alphonse Nzingoula, André Loufoua, Abel Matangou, etc. Leur procès n'aura jamais lieu. Le 8 août 1979, Denis Sassou-Nguesso, qui a renversé Yhombi-Opango quelques mois plus tôt, élargit tous les prisonniers politiques et Kolelas retrouve la liberté.

Le 11 mai 1982, il est arrêté dans son village de Ntsouele où il avait décidé de couler le reste de sa vie, suite au décès de son frère ainé. Il est donc appréhendé suite à l'incident de Maya Maya occasionné par une bombe et qui avait fait de nombreuses victimes. En 1987, il est libéré sans jugement.

La naissance du MCDDI (1987-1992)

En 1989, il crée clandestinement le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI). Plusieurs personnalités l'accompagnent dans son action : Sony Labou Tansi, Antoine Letembet-Ambili, Abel Matangou, le Dr Alphonse Nganga Mungwa, Jerôme Dzalamou, Jacob Miabilangana, Athanase Mambou, etc. Le parti est enregistré en 1990, après la légalisation du multipartisme. Le MCDDI est un des acteurs majeurs de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 et l'appui de Kolélas est décisif dans l'élection d'André Milongo au poste de Premier ministre du gouvernement de transition.

Avec l'avènement de la démocratie pluraliste, Kolélas récolte les dividendes de son opposition constante au monopartisme depuis les années soixante. Le MCDDI s'impose rapidement comme un des grands partis.

Les élections de 1992 voit le MCDDI obtenir une majorité relative à Brazzaville aux élections locales, et la quasi-totalité des sièges de députés dans la région du Pool. Au premier tour de l'élection présidentielle Kolelas est deuxième, derrière Pascal Lissouba. Il devient la principale figure de l'opposition.

L'opposition à Lissouba (1992-1997)

Après la formation du gouvernement Bongho-Nouarra, l'URD, alliance de partis d'opposition qu'il préside, forme une coalition avec le PCT, dont l'accord de gouvernement avec l'UPADS de Lissouba a avorté. La coalition URD-PCT, devenue majoritaire à l'Assemblée nationale, censure le gouvernement Bongho-Nouarra le 31 octobre 1992. Le président Lissouba se refuse à nommer un nouveau Premier ministre dans la nouvelle majorité et dissout l'Assemblée, le 17 novembre 1992. Il s'ensuit une contestation populaire menée par l'URD-PCT, qui est réprimée au prix de 3 morts. Sous l'égide des FAC, un accord est trouvé entre les différentes forces politiques, le 3 décembre 1992. Un gouvernement d'union nationale est formé par Claude-Antoine Da-Costa, et un comité indépendant dirigé par Martin Bemba de l'URD-PCT, la CONOSELA, est chargé d'organiser des élections législatives anticipées.

Le premier tour des élections anticipées, en mai 1993, place le camp présidentiel en ballotage favorable. La coalition URD-PCT dénonce des fraudes et refusent de participer au deuxième tour, exigeant la reprise du premier tour. Il appelle à la désobéissance civile. Un climat de guerre civile, à fort caractère ethnique, s'installe dans le pays. En définitive, suite à des accords politiques et un arbitrage juridique international, le camp présidentiel est déclaré vainqueur de la bataille électorale.

À partir de 1994, un rapprochement s'opère entre Kolélas et Lissouba. Il est installé en août 1994, dans son fauteuil de maire de Brazzaville, conquis depuis les élections de 1992.

La guerre civile (1997)

Au début de la guerre civile du 5 juin 1997, Kolelas joue les médiateurs entre les deux belligérants, Lissouba et Sassou-Nguesso. Le 15 octobre 1997, la victoire des forces de Sassou-Nguesso, appuyées par des contingents angolais le contraint à la fuite.

L'exil (1997-2005)

Il se rend à Kinshasa dans les premiers temps, puis s'installe en exil en Côte d'Ivoire et ensuite au Mali, après un court séjour en Afrique du Sud, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. En 2000, il est condamné par contumace.

Le retour au Congo (2005-2009)

En octobre 2005, amnistié par le régime de Sassou-Nguesso, il rentre à Brazzaville pour les obsèques de son épouse, décédée en France le 29 septembre.

Les élections législatives de 2007 lui permettent de retrouver son audience auprès de son électorat. Il est élu député de Goma Tsé-tsé

Le 12 novembre 2009, il décède en France à l'âge de 76 ans. Il est inhumé le 22 novembre à Nsouele

gbp kolelas

Président du MCDDI